Les orthèses plantaires soulèvent beaucoup de questions avant même le premier rendez-vous : faut-il une ordonnance, combien de temps ça prend, est-ce remboursé, est-ce que ça entre dans mes chaussures, à partir de quel âge pour un enfant.

Au Québec, les orthèses plantaires sur mesure sont fabriquées sur ordonnance. Un médecin ou un podiatre pose le diagnostic et prescrit l’appareillage ; l’orthésiste procède ensuite à l’évaluation biomécanique, conçoit l’orthèse, l’ajuste et en assure le suivi.

Cette FAQ regroupe les réponses aux questions les plus fréquentes sur cette démarche. Elle donne des repères généraux : chaque situation reste évaluée individuellement.

Sommaire

  1. Ordonnance, professionnels et parcours
  2. Symptômes et conditions fréquentes
  3. Diabète, aînés et signaux à ne pas ignorer
  4. Prix, assurances et programmes publics
  5. Sur mesure, semelles du commerce et fabrication
  6. Orthèses plantaires pour enfants
  7. Sport et travail debout
  8. Rendez-vous, adaptation, chaussures et suivi
  9. Entretien, usure et remplacement
  10. Six mythes fréquents

Ordonnance, professionnels et parcours

Faut-il une ordonnance pour obtenir des orthèses plantaires au Québec ?

Oui. Une orthèse plantaire sur mesure est un appareillage fabriqué à partir d’une ordonnance, et non un produit qu’on choisit soi-même. Le diagnostic et la prescription relèvent d’un médecin ou d’un podiatre ; l’orthésiste intervient ensuite pour l’évaluation biomécanique, la conception, l’ajustement et le suivi. L’ordonnance est également l’un des documents habituellement exigés lors d’une demande de remboursement. Au Laboratoire EVO, elle est demandée en tout temps avant la fabrication d’une orthèse plantaire.

Qui peut prescrire des orthèses plantaires au Québec ?

La prescription d’orthèses plantaires relève des professionnels habilités à poser un diagnostic, soit principalement le médecin — omnipraticien ou spécialiste — et le podiatre. C’est ce professionnel qui détermine la nature du problème et qui juge si un appareillage plantaire est indiqué. L’orthésiste, lui, ne pose pas de diagnostic : il traduit l’ordonnance en appareillage concret, à partir de l’évaluation de votre posture, de vos pieds et de votre démarche. Les deux rôles sont complémentaires et distincts.

Que faire si on n’a pas encore d’ordonnance ?

La première étape est de consulter un professionnel habilité à évaluer la cause de vos douleurs : votre médecin de famille, un médecin en clinique ou en GMF, ou un podiatre. C’est lui qui déterminera si des orthèses plantaires sont indiquées dans votre situation et qui rédigera l’ordonnance au besoin. Si vous contactez le Laboratoire EVO sans ordonnance, l’équipe vous orientera vers cette démarche avant de planifier une évaluation.

Quelle est la différence entre un orthésiste, un podiatre et un médecin ?

Le médecin et le podiatre posent un diagnostic et peuvent prescrire un appareillage ; le podiatre est spécialisé dans les affections du pied. L’orthésiste, lui, est le spécialiste de l’appareillage : il évalue la posture, les pieds, les chevilles et la démarche, puis conçoit, fabrique, ajuste et assure le suivi de l’orthèse prescrite. Il ne pose pas de diagnostic et ne recommande pas de traitement. En pratique, le parcours passe donc par les deux : d’abord la prescription, ensuite la conception.

Que fait exactement un orthésiste dans la conception d’une orthèse plantaire ?

L’orthésiste prend en charge tout ce qui suit l’ordonnance. Il réalise une évaluation biomécanique — posture, pieds et chevilles, puis démarche —, prend les mesures ou les empreintes nécessaires, choisit les matériaux selon la correction et le soutien requis, fabrique l’orthèse, l’ajuste à vos chaussures et en assure le suivi dans le temps. C’est aussi lui qui produit le rapport biomécanique que vous remettrez à votre assureur. En savoir plus sur nos orthèses plantaires

Où consulter pour des orthèses plantaires en Estrie, à Montréal ou dans les Laurentides ?

Le Laboratoire EVO compte sept points de service. À Montréal, rue Sherbrooke Est. À Sherbrooke, trois adresses : rue J.A.-Bombardier, rue Galt Est et le Centre de santé du Sommet (rue King Est, les mardis). En Estrie également, une présence hebdomadaire à Cowansville au Centre médical AMCM (les mercredis) et à Lac-Mégantic à la Clinique Santé Le Frontenac (les vendredis). Enfin, dans les Laurentides, à Sainte-Adèle. Coordonnées et prise de rendez-vous

Symptômes et conditions fréquentes

Quels symptômes amènent le plus souvent à consulter pour des orthèses plantaires ?

Les motifs les plus courants sont la douleur au talon ou sous le pied, surtout aux premiers pas du matin, une fatigue marquée des pieds ou des jambes en fin de journée, une usure inégale des chaussures, une sensation d’instabilité à la marche, ou des douleurs qui apparaissent après une longue station debout. Ces signes n’indiquent pas à eux seuls qu’un appareillage est nécessaire : ils justifient une évaluation par un professionnel habilité à en déterminer la cause.

Des orthèses plantaires peuvent-elles être prescrites en cas de fasciite plantaire ?

Oui, les orthèses plantaires font partie des appareillages couramment prescrits dans les cas de fasciite plantaire, généralement en complément d’autres mesures recommandées par le professionnel traitant. L’objectif de l’orthèse n’est pas simplement de placer un coussin sous le talon, mais de modifier la répartition des appuis sous le pied. C’est le médecin ou le podiatre qui confirme le diagnostic et détermine si cet appareillage est indiqué dans votre cas. Tout savoir sur la fasciite plantaire

Épine de Lenoir et fasciite plantaire : est-ce la même chose ?

Non, ce sont deux réalités distinctes, souvent associées. L’épine de Lenoir est une excroissance osseuse visible à la radiographie, sous le talon. La fasciite plantaire désigne une atteinte du fascia plantaire, la bande de tissu qui relie le talon à l’avant du pied. Une épine peut être présente sans provoquer de douleur, et une fasciite peut exister sans épine. Seul un professionnel habilité à poser un diagnostic peut établir ce qui est en cause. Fasciite plantaire et épine de Lenoir

Pied plat, pied creux : dans quels cas des orthèses sont-elles prescrites ?

Le pied plat et le pied creux sont deux morphologies fréquentes, et ni l’une ni l’autre n’exige automatiquement un appareillage. Ce qui motive une prescription, c’est généralement la présence de douleur, de fatigue inhabituelle, d’usure asymétrique ou de limitations dans les activités quotidiennes. Lorsqu’une orthèse est prescrite, elle est conçue différemment selon la morphologie : les besoins de soutien, d’absorption et de répartition des pressions ne sont pas les mêmes d’un pied plat à un pied creux.

Névrome de Morton, hallux valgus : les orthèses font-elles partie des appareillages envisagés ?

Oui, ces deux conditions figurent parmi celles pour lesquelles un appareillage plantaire est parfois prescrit, selon l’évaluation du professionnel traitant. Dans les deux cas, la conception vise à agir sur la répartition des pressions dans l’avant-pied et sur le comportement du pied dans la chaussure. Le type de chaussure porté au quotidien fait alors partie intégrante de la réflexion. Le diagnostic et la décision de prescrire reviennent au médecin ou au podiatre.

Une douleur au genou, à la hanche ou au dos peut-elle être liée aux pieds ?

C’est possible, mais ce n’est pas automatique. Les pieds constituent la base des appuis, et une asymétrie ou une perte d’alignement peut se répercuter plus haut dans la chaîne. Cela dit, une douleur au genou, à la hanche ou au dos a de nombreuses causes possibles, dont la plupart n’ont rien à voir avec les pieds. C’est pourquoi le point de départ reste une évaluation médicale ou podiatrique, et non l’achat direct d’un appareillage.

Inégalité de longueur des jambes : une orthèse peut-elle compenser ?

Oui, l’inégalité de longueur des membres inférieurs fait partie des situations pour lesquelles un appareillage plantaire est parfois prescrit, avec une compensation intégrée à l’orthèse. L’ampleur de cette compensation est déterminée à partir de l’évaluation et de l’ordonnance, jamais estimée à l’œil. Selon le cas, la compensation peut aussi être répartie progressivement plutôt qu’appliquée d’un coup, ce qui se décide au moment de la conception.

Diabète, aînés et signaux à ne pas ignorer

Pourquoi les pieds demandent-ils une attention particulière en cas de diabète ?

Le diabète peut modifier la sensibilité et la circulation au niveau des pieds. Une irritation, un frottement ou une pression qui passerait inaperçu peut alors évoluer sans être ressenti à temps. C’est la raison pour laquelle le suivi du pied diabétique fait l’objet d’une attention médicale particulière, et pour laquelle un appareillage plantaire, lorsqu’il est prescrit dans ce contexte, n’est pas comparable à une semelle choisie soi-même en magasin. Le suivi médical demeure central.

À quoi sert une orthèse conçue pour répartir les pressions ?

Une orthèse peut être conçue pour modifier la façon dont le poids se distribue sous le pied, en réduisant la charge sur certaines zones et en la reportant sur d’autres. C’est notamment ce qui est recherché lorsqu’un point d’appui est trop sollicité. Ce type de conception repose sur des matériaux choisis pour leur capacité d’absorption ou de soutien, et sur une évaluation précise des appuis. Elle se fait toujours à partir de l’ordonnance du professionnel traitant.

Les orthèses peuvent-elles contribuer à la stabilité à la marche chez les aînés ?

C’est l’un des objectifs possibles d’un appareillage prescrit à une personne âgée, avec le confort et la répartition des appuis. Cela dit, la stabilité à la marche dépend de nombreux facteurs : force musculaire, équilibre, vision, médication, état des chaussures, environnement. Un appareillage ne remplace donc ni une évaluation globale, ni les autres mesures recommandées par l’équipe soignante. Le professionnel traitant reste le mieux placé pour juger de sa pertinence.

Quels signes au pied ne faut-il pas laisser traîner ?

Certains signes méritent d’être évalués sans attendre plutôt que surveillés à la maison : un engourdissement ou une perte de sensibilité, une plaie qui tarde à guérir, une rougeur ou une chaleur inhabituelle, une déformation qui progresse, ou une douleur qui vous empêche de marcher normalement. Dans ces situations, la première démarche est de consulter un médecin ou un podiatre, et non de chercher une solution en magasin.

À ne pas ignorer Engourdissement ou perte de sensibilité — Plaie qui tarde à guérir — Rougeur ou chaleur inhabituelle — Déformation qui progresse — Douleur qui empêche de marcher. Ces signes justifient une consultation médicale ou podiatrique.

Prix, assurances et programmes publics

Combien coûtent des orthèses plantaires sur mesure au Québec ?

Le coût varie d’un cas à l’autre, parce qu’une orthèse plantaire sur mesure n’est pas un produit standard. Il dépend du type d’orthèse prescrit, du niveau de correction ou de soutien requis, des matériaux retenus et du type de chaussure dans lequel l’orthèse doit s’intégrer. Le montant exact est donc confirmé après l’évaluation biomécanique, une fois ces éléments déterminés. La question la plus utile n’est d’ailleurs pas seulement combien, mais ce que le montant comprend. Remboursement et assurances

Qu’est-ce qui est compris dans le prix d’une paire d’orthèses sur mesure ?

Au Laboratoire EVO, le montant couvre l’ensemble de la démarche : l’évaluation biomécanique, le moulage, la fabrication de l’orthèse, les ajustements et le suivi de contrôle. Il ne s’agit donc pas du prix d’un objet, mais d’un parcours complet, de l’évaluation initiale jusqu’à la vérification du confort une fois les orthèses portées au quotidien. C’est un point à vérifier lorsque vous comparez des offres, car ce qui est inclus varie d’un fournisseur à l’autre.

L’évaluation est-elle facturée si aucune orthèse n’est finalement fabriquée ?

Oui. L’évaluation biomécanique est un acte professionnel en soi : elle mobilise du temps clinique et aboutit à un rapport, que des orthèses soient fabriquées ensuite ou non. Elle est donc facturée séparément dans ce cas. Si vous avez des questions sur ce point avant votre rendez-vous, il est préférable de les poser au moment de la prise de rendez-vous.

Les assurances privées remboursent-elles les orthèses plantaires ?

Plusieurs régimes d’assurance collective ou individuelle prévoient un remboursement pour les orthèses plantaires, mais les conditions varient considérablement d’un contrat à l’autre : montant admissible, fréquence de renouvellement, documents exigés, professionnel prescripteur reconnu. La seule façon d’obtenir une réponse fiable est de vérifier directement auprès de votre assureur, idéalement avant le rendez-vous. Remboursement et assurances

La RAMQ couvre-t-elle les orthèses plantaires ?

C’est l’une des confusions les plus fréquentes. La RAMQ administre des programmes d’aide pour certains appareils suppléant à une déficience physique, mais ces programmes reposent sur des critères d’admissibilité précis et ne visent pas l’ensemble des orthèses plantaires prescrites en clinique. Il ne faut donc pas présumer d’une couverture publique : vérifiez votre admissibilité directement auprès de la RAMQ, et regardez en parallèle ce que prévoit votre assurance privée. Remboursement et assurances

CNESST, SAAQ, Anciens Combattants : dans quels cas une couverture est-elle possible ?

Ces trois organismes peuvent prévoir une couverture lorsque le besoin est rattaché à leur champ respectif : une lésion professionnelle reconnue pour la CNESST, un accident de la route pour la SAAQ, un dossier admissible pour Anciens Combattants Canada. Dans chaque cas, la couverture dépend de l’ouverture d’un dossier, de l’admissibilité de la personne et des pièces justificatives fournies. La démarche se fait auprès de l’organisme concerné, qui confirmera les conditions applicables.

Quels documents faut-il conserver pour une demande de remboursement ?

Trois documents sont généralement demandés : la facture, le rapport biomécanique et l’ordonnance originale. Le rapport biomécanique est produit par l’orthésiste à la suite de l’évaluation ; l’ordonnance provient du médecin ou du podiatre. Conservez-en une copie avant de transmettre les originaux, certains assureurs les réclamant. Au Laboratoire EVO, ces documents vous sont remis pour que votre dossier soit complet. Documents et démarches de remboursement

Sur mesure, semelles du commerce et fabrication

Quelle différence entre une orthèse plantaire sur mesure et une semelle du commerce ?

Une semelle vendue en magasin est un produit préfabriqué, conçu pour une morphologie moyenne. Une orthèse plantaire sur mesure est fabriquée à partir de votre ordonnance, de l’évaluation de votre posture et de votre démarche, et de la forme réelle de vos pieds, avec des matériaux choisis en fonction du soutien, de la correction ou de l’absorption recherchés. Ce sont deux catégories de produits différentes, avec des objectifs différents. Orthèse sur mesure ou semelle du commerce

Une semelle de pharmacie peut-elle suffire ?

Dans certaines situations simples, une semelle du commerce peut améliorer le confort, par exemple en ajoutant un peu d’amorti dans une chaussure trop plate. Elle ne remplace toutefois pas un appareillage prescrit lorsqu’une condition particulière a été diagnostiquée, puisqu’elle n’est pas conçue à partir de votre morphologie ni de vos appuis. Si vous avez essayé ce type de produit sans résultat, ou si la douleur persiste, c’est le signe qu’une évaluation s’impose. Comparatif détaillé

Comment fabrique-t-on une orthèse plantaire sur mesure ?

La fabrication commence par une évaluation biomécanique en trois volets : la posture, les pieds et les chevilles, puis la démarche. Vient ensuite le moulage, qui capte la forme réelle du pied. L’orthésiste sélectionne alors les matériaux en fonction de ce que l’ordonnance et l’évaluation indiquent — soutien, absorption, rigidité, confort —, puis l’orthèse est fabriquée et ajustée à vos chaussures avant d’être remise. Notre méthode de conception

Combien de temps faut-il pour obtenir ses orthèses ?

Comptez environ un mois au total. Au Laboratoire EVO, le délai pour obtenir un rendez-vous d’évaluation est généralement de une à deux semaines, et il faut ensuite compter environ trois semaines entre l’évaluation et la remise des orthèses. S’ajoute au parcours un rendez-vous de suivi un mois après la remise, pour valider le confort une fois les orthèses portées au quotidien.

Peut-on avoir des orthèses adaptées à différents types de chaussures ?

Oui. Une orthèse doit pouvoir fonctionner dans la chaussure que vous portez réellement, et certains modèles de chaussures imposent des contraintes de volume ou de forme qui se prennent en compte dès la conception. C’est pourquoi il est utile de mentionner dès l’évaluation ce que vous portez au quotidien : souliers de travail, chaussures de sécurité, souliers de course ou chaussures plus habillées.

Orthèses plantaires pour enfants

À partir de quel âge un enfant peut-il être évalué pour des orthèses plantaires ?

Au Laboratoire EVO, l’évaluation en orthèses plantaires n’est pas réalisée avant l’âge de 5 ans. Avant cet âge, le pied de l’enfant est encore en plein développement et plusieurs particularités observées se modifient d’elles-mêmes avec la croissance. Comme pour l’adulte, la démarche passe d’abord par un professionnel habilité à poser un diagnostic, qui déterminera si un appareillage est indiqué. Les pieds plats chez l’enfant

Les pieds plats chez l’enfant sont-ils toujours inquiétants ?

Non. Un pied plat souple et indolore est fréquent chez le jeune enfant et s’inscrit souvent dans le développement normal du pied. Ce qui mérite une évaluation, ce n’est pas l’apparence du pied en soi, mais l’apparition de douleur, de fatigue inhabituelle, d’une asymétrie entre les deux pieds, d’une rigidité, ou d’une gêne dans les activités. En l’absence de ces signes, l’observation dans le temps est souvent la première approche. Développement du pied chez l’enfant

À quelle fréquence les orthèses d’un enfant doivent-elles être revues ?

Il n’y a pas d’intervalle fixe : c’est la croissance qui dicte le rythme. Le repère le plus simple est le changement de pointure. Lorsque votre enfant change de chaussures, c’est le bon moment pour vérifier si ses orthèses conviennent toujours, puisque le pied a grandi entre-temps. Une orthèse devenue trop petite ne remplit plus le rôle pour lequel elle a été conçue. Quand consulter pour un enfant

Sport et travail debout

Les orthèses plantaires sont-elles utilisées par les coureurs ?

Oui, c’est un contexte fréquent, la course répétant le même appui des milliers de fois par sortie. Lorsqu’un appareillage est prescrit à un coureur, la conception tient compte du volume disponible dans la chaussure de course, du kilométrage et de la surface d’entraînement. Comme pour tout appareillage, la démarche commence par une évaluation par un professionnel habilité à déterminer la cause des douleurs ou de l’inconfort ressentis.

Les orthèses sont-elles utiles quand on travaille debout toute la journée ?

Le travail debout prolongé, surtout sur des surfaces dures, fait partie des contextes où l’on consulte souvent pour des douleurs aux pieds ou aux jambes en fin de journée. Lorsqu’un appareillage est prescrit dans ce cadre, il est conçu en fonction des chaussures portées au travail et du nombre d’heures debout. Mentionnez ces éléments dès l’évaluation : une orthèse doit fonctionner dans votre quotidien réel, pas seulement en clinique.

Peut-on porter des orthèses dans des chaussures de sécurité ?

Oui, à condition que la conception en tienne compte dès le départ. Les chaussures de sécurité ont souvent une semelle intérieure amovible et un volume particulier, ce qui influence l’épaisseur et la forme de l’orthèse. Le plus simple est d’apporter vos bottes ou souliers de travail au rendez-vous, afin que l’orthèse soit conçue et ajustée directement pour la chaussure dans laquelle elle sera portée.

Rendez-vous, adaptation, chaussures et suivi

Comment se déroule une évaluation pour des orthèses plantaires ?

L’évaluation biomécanique se fait en trois volets : la posture, les pieds et les chevilles, puis la démarche. L’orthésiste s’intéresse aussi à votre quotidien — travail debout, sport, type de chaussures, activités, inconforts ressentis —, parce que ces éléments influencent directement la conception. Le moulage suit lorsque l’appareillage est retenu. À la fin de la démarche, un rapport biomécanique est produit ; c’est l’un des documents demandés par les assureurs. Nos orthèses plantaires

Faut-il apporter ses chaussures au rendez-vous ?

Oui, et c’est l’un des conseils les plus utiles avant une évaluation. Apportez les chaussures que vous portez le plus souvent, ainsi que celles qui posent problème : souliers de travail, bottes de sécurité, souliers de course. L’orthèse doit fonctionner dans ces chaussures-là, avec leur volume et leur forme réels. Sans elles, une partie des contraintes de conception reste théorique.

Combien de temps faut-il pour s’habituer à des orthèses plantaires ?

La période d’adaptation varie généralement de deux à quatre semaines, avec une mise en place progressive. Le Laboratoire EVO recommande de porter les orthèses environ deux à trois heures la première journée, puis d’ajouter environ une heure par jour. Cette progression laisse aux appuis le temps de se réorganiser. Ce n’est donc pas une bonne idée de les porter toute une journée de travail dès le premier jour.

Est-il normal de ressentir un inconfort les premiers jours ?

Une sensation inhabituelle les premiers jours est fréquente : le pied prend de nouveaux appuis. Cette sensation devrait toutefois diminuer progressivement au fil de l’adaptation. Ce qui n’est pas normal, c’est une douleur qui augmente, un point de pression marqué, une rougeur ou une ampoule. Dans ces cas, cessez le port et communiquez avec votre orthésiste plutôt que de persévérer. Conseils d’adaptation

Quelles chaussures porter avec des orthèses plantaires ?

Retirez d’abord la fausse semelle de la chaussure avant d’y insérer l’orthèse : c’est l’erreur la plus courante. Privilégiez ensuite une chaussure confortable et suffisamment profonde, dotée d’une semelle amovible, avec une largeur et une longueur adéquates. Contrairement à une idée répandue, il n’est pas nécessaire d’acheter une pointure plus grande pour accueillir des orthèses. Guide des chaussures

Y a-t-il un suivi après la remise des orthèses ?

Oui, le suivi est systématique. Au Laboratoire EVO, un rendez-vous de contrôle est prévu un mois après la remise, une fois la période d’adaptation passée : c’est le moment de valider le confort et d’apporter les ajustements nécessaires. Les orthèses sont par ailleurs garanties 12 mois. Si un inconfort apparaît entre-temps, il n’est pas nécessaire d’attendre le rendez-vous prévu pour en parler.

Entretien, usure et remplacement

Comment nettoyer ses orthèses plantaires ?

N’immergez jamais vos orthèses dans l’eau. Nettoyez-les avec un linge humide et un savon doux, puis laissez-les sécher à l’air libre. Évitez toute source de chaleur : calorifère, sécheuse, séchoir à cheveux, ou voiture stationnée au soleil l’été. La chaleur peut déformer les matériaux de façon permanente et compromettre la correction pour laquelle l’orthèse a été conçue.

Combien de temps durent des orthèses plantaires ?

La durée de vie varie d’une personne à l’autre. Elle dépend du poids, du niveau d’activité, du nombre d’heures de port par jour, du type d’usage — marche quotidienne, course, travail debout — et des matériaux utilisés. Plutôt que de viser un nombre d’années, il est plus fiable de surveiller l’état réel des orthèses et l’évolution de votre confort au fil du temps.

Comment savoir qu’il est temps de les faire évaluer à nouveau ?

Plusieurs signes doivent vous alerter : un affaissement visible des reliefs, une usure inégale, des matériaux qui se décollent ou se fissurent, ou le retour d’inconforts qui avaient disparu. Un changement dans votre situation compte aussi : variation de poids, nouvelle activité, nouveau type de chaussures au travail. Dans ces cas, une réévaluation permet de vérifier si les orthèses remplissent encore leur rôle.

Six mythes fréquents sur les orthèses plantaires

« La RAMQ paie mes orthèses plantaires »

C’est la confusion la plus répandue, et elle cause souvent des déceptions. La RAMQ administre des programmes d’aide pour certains appareils suppléant à une déficience physique, mais ces programmes reposent sur des critères d’admissibilité précis et ne couvrent pas l’ensemble des orthèses plantaires prescrites en clinique. Beaucoup de personnes arrivent en pensant que tout est couvert automatiquement, ce qui n’est pas le cas. La bonne démarche est de vérifier son admissibilité auprès de la RAMQ, et de regarder en parallèle ce que prévoit son assurance privée — c’est par là que passe le remboursement dans la majorité des cas.

« Les orthèses rendent les pieds paresseux »

C’est une crainte fréquente, mais elle repose sur une mauvaise compréhension de ce que fait une orthèse. Un appareillage plantaire ne remplace pas le travail musculaire du pied : il agit sur la répartition des appuis et sur l’alignement pendant la marche. Le pied continue de travailler, simplement dans des conditions différentes. Cela dit, une orthèse n’est pas non plus une réponse universelle : lorsque le professionnel traitant recommande en parallèle des exercices ou d’autres mesures, elles font partie de la démarche et ne doivent pas être abandonnées parce qu’on porte des orthèses.

« Une orthèse doit faire mal pour être efficace »

Faux, et c’est un mythe qui peut mener à de vrais problèmes. Une sensation inhabituelle pendant la période d’adaptation est normale : le pied prend de nouveaux appuis, et c’est justement pourquoi le port se fait progressivement sur deux à quatre semaines. Mais une douleur qui s’intensifie, un point de pression marqué, une rougeur ou une ampoule ne sont pas des signes d’efficacité. Ce sont des signes qu’un ajustement est nécessaire. Persévérer malgré la douleur n’améliore rien et peut créer des lésions cutanées, particulièrement chez les personnes dont la sensibilité du pied est diminuée.

« Les semelles de pharmacie font la même chose »

Non, ce sont deux produits de nature différente. Une semelle du commerce est préfabriquée pour une morphologie moyenne : elle peut ajouter du confort ou de l’amorti, ce qui suffit parfois dans des situations simples. Une orthèse sur mesure est fabriquée à partir d’une ordonnance, d’une évaluation biomécanique et de la forme réelle de vos pieds, avec des matériaux choisis selon ce qui est recherché. Comparer les deux sur le seul critère du prix revient à comparer deux objets qui ne répondent pas à la même question. Si une semelle du commerce vous soulage et que vous n’avez aucune douleur persistante, il n’y a rien à corriger.

« Tous les enfants aux pieds plats ont besoin d’orthèses »

Faux. Le pied plat souple et indolore est fréquent chez le jeune enfant et fait souvent partie du développement normal. Ce qui justifie une évaluation, ce n’est pas l’apparence du pied, mais la présence de douleur, de fatigue inhabituelle, d’asymétrie, de rigidité ou d’une gêne dans les activités. Appareiller systématiquement un enfant parce que son pied paraît plat n’a pas de sens, d’autant que le pied se transforme avec la croissance. C’est aussi pourquoi l’évaluation en orthèses plantaires n’est pas réalisée avant l’âge de 5 ans au Laboratoire EVO.

« Une douleur au dos ou au genou ne peut jamais venir des pieds »

C’est trop catégorique. Les pieds constituent la base des appuis, et une asymétrie ou une perte d’alignement peut se répercuter plus haut dans la chaîne. Mais l’inverse est tout aussi vrai : une douleur au dos ou au genou a de nombreuses causes possibles, et supposer d’emblée qu’elle vient des pieds mène à passer à côté de la vraie explication. C’est précisément pour cette raison que la démarche commence par une évaluation menée par un professionnel habilité à poser un diagnostic, et non par l’achat d’un appareillage.

Une question qui ne se trouve pas ici ?

Le Laboratoire EVO conçoit, fabrique et ajuste des orthèses plantaires sur mesure dans sept points de service, à Montréal, en Estrie et dans les Laurentides. Si vous avez déjà une ordonnance, vous pouvez prendre rendez-vous pour une évaluation biomécanique. Si vous n’en avez pas encore, l’équipe vous indiquera la marche à suivre.

Prendre rendez-vous

À titre informatif Ce contenu est fourni à titre informatif. Le Laboratoire EVO conçoit et ajuste des orthèses sur ordonnance et ne pose pas de diagnostic. En cas de douleur importante, de diabète, de plaie, de perte de sensibilité, de blessure récente ou de symptômes persistants, consultez un médecin ou un podiatre.

Daniel Larouche, fondateur du Laboratoire EVO Diplômé du Collège Montmorency en orthèses et prothèses en 1998, Daniel Larouche a débuté sa carrière en fondant une clinique de prothèses en Haïti avant de développer son expertise au sein de laboratoires spécialisés du Québec, en traumatologie, en orthèses de la main et en orthèse sportive. Il fonde le Laboratoire EVO en 2013.

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